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James birth story

James Austin Albert

9 mois dedans, 9 mois dehors. C’est un peu notre anniversaire à tous les deux, n’est-ce pas ?

Il y a 18 mois, James arrivait dans mon ventre. Non pas naturellement, mais grâce à un TEC (Transfert d’Embryon Congelé). James a en fait été conçu deux ans plus tôt, lors de la FIV qui nous a donné Romy. C’est complètement dingue, quand on y pense.

Il y a donc 18 mois, on me transférait un embryon congelé, quelques semaines après mon retour de couche, arrivé tardivement après un an d’allaitement pour Romy. 14 mois après la naissance de notre premier enfant, j’étais à nouveau enceinte, cette fois-ci du premier coup, et non pas sans surprise.

Il m’est arrivé quelque chose de fou ce-jour là, et le plus incroyable, c’est que la même chose m’était arrivée le jour où l’on a appris que Romy était dans mon ventre…

Quelques heures après avoir un coup de téléphone de l’hôpital nous indiquant que le transfert avait marché et que j’étais enceinte (!), Romy, qui marchait depuis quelques semaines, tapait contre la fenêtre du salon en poussant de petits cris. Je lui demande ce qu’elle voit, et elle me montre les arbres du jardins. Je me lève du canapé, et je m’accroche au rebord de la fenêtre n’en croyant pas mes yeux : des perroquets, de toutes les couleurs, peut-être une dizaine, volent dans mon jardin de région parisienne. 2 ans plus tôt,

après avoir raccroché avec le labo nous annonçant le résultat positif de cette FIV après un an de traitement, les perroquets étaient déjà là, à voler dans ce même jardin…

J’ai, comme pour Romy, eu une grossesse des plus agréables. Aucune nausée, aucun problème. J’ai adoré, une fois de plus, être enceinte. On a déménagé au sixième mois, ce qui n’était pas des plus reposant, mais j’ai passé les trois derniers mois à attendre ce petit garçon à la plage, ce qui était très agréable.

Pour cette naissance, la césarienne n’était pas envisagée, contrairement à Romy qui très tôt se présentait en siège et était macrosome – soit plus de 4kg.

La naissance

Bien que James le soit aussi, il se présentait la tête en bas. On partait donc sur une voie basse.

Au quatrième mois de grossesse, j’ai commencé le Yoga Prénatal. Est-ce ça qui m’a orienté vers un accouchement physiologique ? Peut-être. En tout cas, j’ai rapidement su que j’avais envie d’explorer cette piste, en ayant bien conscience que dans mon cas, avec un gros bébé et surtout après une première césarienne et un utérus cicatriciel, il fallait que je sois ouverte à toutes les options. Avec ma gynéco, on a donc abordé tous les risques, mais aussi toutes les possibilités. Je savais qu’on ne pourrait pas me déclencher car les déclenchements chimiques sont trop violents pour un utérus cicatrisé, et je n’avais qu’à espérer qu’il décide à venir nous rencontrer avant 41SA.

J’avais en tête que pour Romy, à 39SA lors de ma césarienne programmée, j’étais plus qu’en forme, sans avoir eu aucune contraction et que ma mère nous avait eu, avec ma soeur, également après le terme.

Pendant le reste de ma grossesse, j’ai lu sur l’accouchement physiologiques, je me suis entrainée à l’auto-hypnose, continué le yoga. Malgré un petit bout d’un an et demi qui courait partout, je me suis beaucoup reposée, et j’ai tranquillement préparé l’arrivée de ce nouveau bébé. J’avais très envie d’accoucher dans le calme, dans l’eau, de la même façon que ma grossesse s’était déroulée. J’ai été très patiente, mais le temps passait vite, et le terme approchait à grands pas.

Les dernières semaines, j’ai TOUT fait pour le faire arriver. Tisanes, homéopathie, ostéopathie… et rien. Pas une contraction, rien. J’étais en pleine forme, comme tout au long de ma grossesse. La césarienne me pendait au nez.

Une semaine après mon terme, le Max du Max, Guillaume et moi sommes allés à notre rendez-vous à la clinique. Il était 8h, le jeudi 8 Aout. Après une écho et un examen, on nous a proposé de tenter un déclenchement mécanique à l’aide d’un ballonnet. Comme je vous le disais plus haut, sur un utérus cicatriciel, on ne déclenche pas chimiquement. Mais mécaniquement, c’est possible ! Le déclenchement que l’on me proposait était donc le suivant : il s’agit d’un petit ballon que l’on gonfle d’eau et qui ouvre le col mécaniquement en quelques heures.

Nous n’étions pas “vraiment” prêts à ne pas rentrer à la maison, avec Romy que l’on laissait pour la première fois et tout le stress que ça me refilait, mais c’était parti, j’allais accoucher. On m’explique alors que l’on va me poser le ballonnet, que je vais être installée dans ma chambre avec Guillaume où l’on va passer la nuit. Je vais avoir des contractions, car le col va “enfin” travailler. Le lendemain matin, on regardera si il est bien ouvert comme espéré. On m’expliquait aussi que de ce fait, je n’aurais pas l’accouchement naturel espéré, car ce déclenchement impliquait une surveillance médicale.

Je m’en fichais complètement. Je ne savais plus à quoi m’attendre, sinon que j’allais rencontrer mon bébé.

OK. On était hyper excités. On allait bientôt rencontrer notre deuxième bébé. On est allés dans ma chambre et les contractions ont commencées. Je n’en avais jamais eu, alors ça m’a fait tout drôle, mais je gérais bien. Guillaume me massait le bas du dos, je respirais comme je l’avais appris. J’étais sur mon ballon, tellement fière de vivre tout ça avec lui. On s’est endormis tôt, sachant que le lendemain à 7h45 on viendrait me réveiller, et une grosse journée nous attendait. Les contractions se calmaient…

Cette nuit-là, je n’ai pas dormi. J’ai été réveillée vers 4h du matin avec la certitude que le déclenchement n’avait pas marché. De 4h à 7h, j’ai lu des choses sur le net (oui, je sais), fait les 100 pas, j’ai essayé de m’imaginer le plan du lendemain. Je n’avais plus AUCUNE contraction. Je les voyais déjà à l’aube venir me chercher pour aller au bloc pour une nouvelle césarienne. J’étais un peu déçue, impatiente, mais un peu déçue. J’avais tellement envie de vivre une nouvelle expérience ! Mais tant pis, je me résignais… et m’endormais enfin.

Pas pour très longtemps. 45 mn plus tard, on vient me réveiller. La gynécologue me demande si elle peut regarder l’état de mon col et je lui répond : “oui mais ça n’a pas marché, je n’ai plus de contration depuis hier soir…”. Elle regarde, et me dit : ” Au contraire ! Vous êtes à 4 ! Vous me suivez ? On va en salle d’accouchement !”.

Je tombe des nues. Toute la nuit, j’imaginais l’inverse. Toute la nuit, je m’étais persuadée que mon corps ne répondait pas, que mon bébé ne voulait pas sortir, que comme pour Romy, j’avais quelque part autant de mal à accoucher qu’à tomber enceinte…

Mais non, elle me demandait de partir accoucher ! Maintenant ! Guillaume ouvrait à peine les yeux qu’il était debout, prêt à me suivre. On arrive en salle d’accouchement, et la sage-femme qui s’occupe de moi m’explique que malgré mon projet de naissance physiologique, la journée va se passer différemment. On va devoir me perfuser pour activer les contractions. Je serais monitorée tout au long de la matinée, on surveillera l’ouverture de mon col. On va venir me faire une péridurale, car on exclue pas d’aller au bloc pour une césarienne. Je dis OK pour tout, je suis bien entourée, et concrètement si près du but que je m’en fiche, tant que mon bébé va bien.

Et là, j’attends. J’ai apparemment beaucoup de contraction, mais elles ne me font pas mal du tout. On me dit qu’elles ne sont pas très efficaces, mais que le travail se fait doucement. Les heures passent. On ne me pose pas de péri tout de suite, car elle a tendance à ralentir le travail, qui est déjà assez lent dans mon cas.

Au bout de 5h, on me dit que l’on va me percer la poche des eaux pour accélérer tout ça . Je dois être ouverte à 5. Pas plus. J’accepte, je m’attends à une explosion d’eau vu mon ventre, mais non, presque rien. Les contractions commencent alors à s’intensifier. Je gère malgré tout, je suis dans ma bulle.

1h plus tard, on vient me poser la péri. Je pense que j’aurais pu gérer sans, mais tant pis, je vais pouvoir me reposer. Je me tourne, et la… splash ! J’éclate de rire !
La péri ne fonctionne pas hyper bien, je sens toutes mes contractions du côté droit, c’est assez désagréable. Je me dis que j’aurais préféré ne pas l’avoir, quitte à avoir des douleurs, autant qu’elles soient symétriques ! On me dit de me tourner, et en effet, ça marche ! Je me repose un peu. Guillaume est toujours là avec moi, on attend patiemment, mais on se doute de ce qu’il va se passer. James ne descend pas. Mon col est bien ouvert maintenant, mais il est encore bien haut.

Le médecin présent à ce moment-là vient nous voir, et nous explique la situation. Le bébé est haut, et son rythme cardiaque est très bon, tout comme le mien. Pour accoucher par voie basse, il va falloir aller le chercher, avec des spatules, avec le risque de le stresser, et que ce soit compliqué vu son gabarit. La césarienne est une meilleure solution : nous sommes en pleine forme tous les deux, ça fait plus de 25h que je suis en travail, il est temps d’aller chercher mon bébé.

On dit oui tout de suite. C’est comme ça, on aura vécu une nouvelle aventure de maternité, on aura essayé jusqu’au bout. Tout à coup, je n’ai plus du tout les mêmes pensées que la nuit dernière. Je veux serrer mon bébé dans mes bras, peu importe après quelle sorte d’accouchement. J’ai déjà eu une césarienne, il n’y a pas d’urgence donc je serais consciente, Guillaume sera là, tout ira bien.

Je pars au bloc sereine, tellement heureuse de bientôt avoir mon bébé dans les bras.

Cette césarienne était beaucoup plus longue que la première. Si ils ont mis 5mn à sortir Romy deux ans plus tôt, ce jour-là on a bien du patienter 15mn. Guillaume me faisait rire alors que j’étais ouverte sur la table, il se jurait de ne pas regarder par terre comme la première fois. Et puis on a entendu un cri, et vous connaissez la suite. Il était 14h, le 9 Août 2019, James était là, parmi nous. Il était si beau ! Potelé comme sa soeur, tout brun, un beau bébé de 4,3kg. Il avait un petit bleu sur la tête; car elle appuyait en fait contre mon bassin. Il n’aurait en effet pas pu sortir sans aide. On avait fait le bon choix.

Il était en pleine forme, et moi aussi. Guillaume s’en alla avec lui faire les premiers soins et le peau à peau, et moi je partais en salle de réveil, patienter et retrouver mes sensations dans les jambes.

Le temps était long, mais je patientais sagement. Et tout à coup, ma sage-femme arrive, et me demande si je veux une surprise. Je dis oui, bien entendu ! Et Guillaume et James arrivent, pour que je puisse profiter de lui un moment, la salle de réveil étant déserte en ce jour d’Août. C’était merveilleux, et je vous laisse imaginer à quel point ça m’a reboosté pour retrouver mes réflexes. A peine partis, je bougeais mes pieds, puis mes genoux, puis mes jambes. Je pouvais remonter dans ma chambre !

Quand je suis arrivée dans la chambre, il était 17h, j’ai retrouvé Guillaume et James. Il était endormi, dans son berceau. J’avais hâte de lui donner sa tétée d’arrivée, alors en voyant ses petites lèvres s’agiter, je tentais une mise au sein. Il ne s’est pas réveillé avant tard ce soir-là et la têtée s’est déroulée à merveille.

Pour cette nouvelle expérience de mère, je sentais que je maîtrisais beaucoup plus le sujet. L’allaitement s’est mis en place immédiatement, sans avoir besoin d’aide. James était si doux, et en même temps il a vite montrer son petit caractère de bébé qui sait faire comprendre quand il a besoin d’être entendu.

On était sur notre petit nuage, et en même temps, on avait qu’une hâte : retrouver notre Romy, et être enfin réunis tous les quatre.

On avait prévu leur rencontre de façon méthodique. Guillaume irait chercher Romy, puis l’emmènerait trouver un cadeau pour James, et ils arriveraient dans la chambre. Romy me verrait en premier, et on lui présenterait ensuite James qui lui offrirait un cadeau.

On s’est tenus à ce plan, le samedi après-midi, et ça a été magique. Romy était un peu déboussolée je crois, non pas d’avoir un petit frère, mais plutôt de ne plus nous avoir à la maison tant de nuits d’affilées. On était partis depuis jeudi à cause du déclenchement, alors ça faisait long pour elle comme pour nous. Avec la césarienne qui rallonge le séjour à la clinique en plus de ça, j’appréhendais un peu toute cette distance.

Mais en fait, Romy a été magique. Elle a tout de suite voulu le serrer dans ses bras, elle nous répétait qu’il était beau… Deux jours plus tard, on a eu l’autorisation de quitter la maternité un jour plus tôt que prévu car j’allais super bien. J’étais sur pied encore plus vite que pour ma première césarienne, j’avais moins mal, j’étais vraiment en pleine forme. Le retour à la maison était important, je n’avais cette fois moins besoin d’être dans cette bulle de bonheur qu’est le service de maternité que la première fois.

On est rentrés et on a repris le cours de notre vie, mais à quatre. Aujourd’hui, James a 9 mois pile, et on n’en revient pas à quel point tout va plus vite avec le second. Il est tellement facile, il crie plus fort que Romy mais il a l’air heureux tout le temps, c’est un petit soleil. Lui et sa soeur s’adorent, et Romy nous impressionne depuis son arrivée car elle ne semble avoir aucune once de jalousie en elle. Son frère, c’est sa moitié. Elle le couvre de bisous, lui prête ses jouets, lui donne à manger, rêve de le porter… c’est tellement mignon, je pleure honnêtement tous les jours en les regardant rigoler ensemble. Le plus fou ? Ils sont identiques. On rigole souvent avec Guillaume sur le fait qu’ils auraient pu être faux-jumeaux, ayant été conçus le même jour, si on m’avait transféré deux embryons. Mais en réalité, leur ressemblance est frappante.

On a hâte de les voir courir ensemble, grandir ensemble… mais je profite de cet âge si doux, de ses joues rondes et de sa bouche en coeur quand il s’endort contre moi.

La morale de l’histoire ? Peut importe l’accouchement, tout ce qui compte, c’est ce qu’il se passe après.

Bisous,

Marion

Commentaires

  • Cynthia
    9 mai 2020
    reply

    MErci Pour cet article magique. Mon bebe a eu 9 mois le 1er mai et bien que jai eu une experience bien differente de la tienne (Conception facile, accouchement par Voie basse), je me reconnais dans chacun de tes mots. La preparaTion mentale et physique a l’accOuchemeNt, en ayant la crainte que finalement ce soit Une cesarienne et finalement, Une fois arrivee a l’hopItal, simplement l’envie de rencontrer mon bEbe. J’aI eu la chance d’avoir une grossesse parfaite, en osmose avEc mon Bebe malgre un travail hyper preNant, et Un aCcouchement serein et Sans douleur. Mon bebe est tout pour moi, c´est un rayon de soleil, elle rit tout le temps comme Romy et james 🙂 Je ne m’attendais pas a autant de bonheur en devenant mere et je te remercie de montrer chaque jour a quel point on peut conjugUer vie de famille et vie pro

  • Desiree v
    9 mai 2020
    reply

    Bonsoir marion,
    Quel bEau recit, si doux, intense et complet, on s’y croiRait!
    Merci De nous le PARTAger, ca me fait du bien, a moi avec mon bebe de 4 mois ne par cesarienne D’urGence a 41+2sa alors que tout allait bien.
    Pour Bebe 2, on espere Que comme pour vous un deuXIeme EMBRYON de la Fiv prendra tout de suite…
    on verra l’annee Prochaine!
    Excellente soiree a toi et ton adorable famille

  • Patty
    9 mai 2020
    reply

    Très beau récit marion J’AVAIS écouté ton podcast avant de tomber enceinte et maintenant cette histoire qui me replonge 4 mois en arrière car Si chaque naissance à son histoire m’a petite m n’arrivait pas on plus malgré une perte des EAUX aucune Contraction. Elle était très bien la ou elle était. Ce n’était pas non plus ce que j’avais prevu. Un terme à son maximum et Un DÉCLENCHEMENT plus tard et quelques péripéties on l’a dans nos bras et tout le reste n’est que DETAIL.ET l’amour prend forme sous ses petits doigts qui serrent votre main. Intensément beau!

  • Lucille
    9 mai 2020
    reply

    Un très beau récit Marion, merci de partager ce moment de votre vie, ce moment de bonheur, ce moment de vie.
    Une petite famille au top, un régal de vous suivre.
    Lucille

  • Audrey
    10 mai 2020
    reply

    Très jolie histoire que Tu racontes la, marion. Je vous souhaite beaucoup de bonheur a tous les 4 🙂
    Audrey (quaKers&co)

  • Sabrina
    10 mai 2020
    reply

    Merci Marion pour ton recit… on est aussi sur le chemin de la PMA en attente de transfert de notre petit embryon joli et ton/tes recits me font tellement de bien dans ces moments qui peuvent parfois nous faire doUter… Vous etes beaux, une Si jolie famille. Prenez soin de vous !

  • ISABELLE
    11 mai 2020
    reply

    Bonjour,
    Je ne laisse jamais de commentaires, mais là votre récit est si beau et si…serein ! À l’heure où beaucoup de femmes racontent avec beaucoup de stress leur césarienne, c’est si bon de voir votre jolie expérience, car oui, rien n’est plus beau et si important que d’avoir son bébé dans les bras en bonne santé, qu’importe le moyen, césarienne ou voie basse, pourquoi sommes-nous dans cette culture où il faut absolument “rÉussir” son accouchement ? pourquoi faudrait il absolument accoucher par voie basse au risque de ne pas se voir devenir “mère”. C’est totalement stupide. La priorité est bien celle de l’Être avant l’avoir. j’ai eu deux césariennes également, la deuxième s’est très mal passée, mais j’ai très très bien vécue ma première. les histoires sont toutes diffÉrentes, mais l’objectif devrait rester le même : Être avec son bÉbÉ dans nos bras. Merci infiniment pour ce recit qui a illuminé ma journée avec sérénite.

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